Directrice artistique de Diafa Danse et de la Cie Ahlam Tsouli Professeur de Danse Orientale, Tsouli Fusion et de la Méthode Tsouli
Née à Fès et grandie à Rabat, une des premières femmes à devenir une figure de l’athlétisme dans son pays, le Maroc, Ahlam Tsouli (connue sous le nom de Moutaouakil) mène une carrière de sprinteuse de haut niveau jusqu’à la consécration, en 1986, comme championne du Maroc et du Maghreb du 100m, 200m , 4x100m et 4x400m. L’entraînement de haut niveau sera mis par la suite au service de son travail de danseuse.
Profondément attachée à son pays et à ses richesses culturelles, elle a toujours considéré les expressions chorégraphiques marocaines et arabes comme une immense source d’inspiration. Elle pratique la danse arabe, découvre l’immense diversité régionale des styles et développe une expression propre, en grande partie en autodidacte. En 1988, après des années de compétition au niveau international, Ahlam se consacre entièrement à la recherche des expressions de la danse arabe contemporaine ainsi qu’à la recherche pédagogique.
Habitée par la danse qu’elle voit comme champ ultime d’expression physique et intérieur, elle enseigne depuis 1988 à Genève, puis fonde, en 2002, son studio genevois, Diafa Danse, pour s’adonner pleinement à la création et à l’enseignement de la danse arabe.
Son entraînement d’athlète de haut niveau a conditionné son travail de danseuse chorégraphe. Discipline olympique par excellence, l’athlétisme lui a apporté des valeurs sportives essentielles, telles que la recherche du dépassement et du geste parfait. L'entraînement physique et mental aide les sportifs à réaliser des performances personnelles de haut niveau, à l'entraînement comme en compétition, y compris dans des conditions difficiles. Cette forme de discipline place les sportifs en situation de recherche constante, au niveau du muscle, du mouvement et du déplacement du corps dans l’espace. A travers une pratique du sport de haut niveau pendant une dizaine d’années, Ahlam a acquis la connaissance de l’anatomie, de la diététique ainsi que de différentes techniques de travail, telles que le stretching et la sophrologie du Dr Abrezol, qui faisaient partie de l’entraînement quotidien.
Sur la base de cette expérience et de ses recherches personnelles, Ahlam développe sa propre méthode d’enseignement de la danse, traduisant cette philosophie du sportif de haut niveau, tout en restant à l’écoute du corps de chacun. La « Méthode Tsouli » est fondée sur la dissociation des mouvements, indispensables à la pratique de la danse arabe, un travail musculaire tout en finesse, et surtout, la visualisation des mouvements depuis l’intérieur.
En tant qu'interprète solo et chorégraphe, Ahlam Tsouli réinterprète les styles classiques du Maghreb et du monde arabe tout en osant les confronter entre eux ainsi qu’aux différentes autres danses et autres rythmes. Dépouillant la danse orientale de tout artifice, elle cherche sans cesse ce retour aux sources traditionnelles, à l’épure des folklores locaux.
Elle puise son inspiration tout à la fois au coeur des traditions marocaines, souvent méconnues, et dans le monde qui l’entoure, sensible aux croisements culturels entre orient et occident.
« Les mouvements de la danse sont calqués sur la vie quotidienne de ces femmes et de ces hommes : tantôt ancrés au sol et très rythmiques comme chez les berbères ou les peuples ruraux, tantôt inspirés de la transe de différentes confréries mystiques, telles que les Aïssawa, les Gnaouas etc. »
Depuis 1986, Ahlam se produit à l’occasion d’événements et festivals consacrés aux arts vivants.
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